À  PROPOS DU PROJET Parc 2011 (crée & publié ici en mars 2009)
“LE DARWIN NOUVEAU EST-IL ARRIVÉ ?…”
le brain-peace*...
Idées – images - fictions


Ici l'Ange Soussou. Montage H. Soussou


Elias Canetti déjà, il y a quelques décennies, parlait de “l’Avenir clivé : Mutation ou Disparition”. Depuis on assiste non pas à la fin de l’histoire mais à une histoire nouvelle, largement inspirée voire activée donc déterminée par les technologies, l’information généralisée, le monde cybernétique parallèle, les neurosiences, etc. et la dite “crise” économico financière avec son cortège de Bulles... Tous se passe comme si le temps de l’Évolution s’emballait.  À l’horizon immédiat de tout cela il semble bien, de l’avis des plus éminents savants, que le paradigme “néolitique” soit mis à mal, suscite mille questions et doutes quant à l’existence même de l’individu “humain”. Dans l’intervalle le Climat de (sur)vie culturelle, cultuelle, de genre sexuel, d’altérité, philosophique, mental, politique et “you name it” se précipite dans des radicalisations de tous ordres.
Quel que soit le ferment, il y du pain sur la planche pour ceux qui croient encore à la Connaissance. Après ou à côté du GreanPeace, pourquoi ne pas adopter une attitude de réforme par l'usage d'une option mentale "nouvelle" ? C'est-à-dire *BRAINPEACE - après Greenpeace, voici Brainpeace, mouvement intenational laïc, pour l'usage "genre nouveau" de nos facultés cérébrospinales (nos "méninges"!), dans le but de gérer le monde avec intelligence, sensibilité & amour...

Ci-dessous, une première ligne de questionnement et de réflexion :  

EN VRAC : ÉMERGENCE DE LA LUDOGENÈSE

- L'évolution des espèces devient révolution sacrificielle d'une espèce - celle qui imite, se défoule, torture, joue et jouit avec la NATURE...
- Transhumain(istes) : l'Homme est l'ÊTRE SUPRÊME. Le Golem biotechnologique, voire virtuel (algorithmique).... Demiurge (mesure) et L'Ange comme "avatar"...
- "Le naturel non vivant, le vivant et l'artefact sont en bonne voie de fusionner" (J.F. Dupuis).
- L'entreprise largo sensu est en bonne voie, également, de faire émerger une vie "brouilonne" (totipotente : "making life from scratch") :
- Horizon soustractif (Badiou) ? donner un coup de pouce à la totipotence cellulaire (nucléoïdes) dans l'espoir de voir surgir une "breaching" (Mythe du Brécheur - Breacher)
- Folie transhumaniste (égalant celle de l'ID - "Intelligent Desing)" : nous ne voulons plus obéir au Monde (Nature),  il doit nous obéir...
- Darwin - au XIXe siècle - définit correctement la sélection reproductive "des plus aptes à la survie" dans "son" environnement observé. (Cf.Newton et sa mécanique rassurante versus l'incertitude quantique). Les (sur)vivants sapiens neandertalensis enregistrent l'information pour tenter de prendre le relais de la nature : observation de la matière, atomique, subatomique, instruments, instrumentalisation, etc..., et "la nature devient dans nos rêves intégralement ce que nous faisons d'elle.." (J.F. Dupuis).
- LUDOGENÈSE : (Sourions un peu ) Nous savons que nous ne savons PAS ce que nous savons ( ou croyons !) :  Acte est fabula ? Non, pour le meilleur et le pire, c'est le jeu qui compte.. "par delà...")
- Tant que l'organisme "animal" de l'espèce présente désire, le sacré restera un élément infiniment consolant et rédempteur au tréfonds de ce cerveau reptilien qui est (encore) le nôtre...
- Car le Darwin "nouveau" dit, clâme l'évidence insupportable mais inévitable que voici ; "tout ce qui est corps mourra, tout ce qui n'est pas corps est mort déjà".
- * Bouculer Pacifiquement ce mond
e ; Brainpeace, mouvement intenational laïc, pour l'usage "genre nouveau" de nos facultés cérébrospinales (nos méninges"!), dans le but de gérer le monde avec intelligence, sensibilité & amour.
 
Extraits :

Le Monde
Technologies

Peut-on hacker le cerveau ? (par Rémy Sussan)
InternetActu | 26.02.09 | 18h39  •  Mis à jour le 01.03.09 | 17h07

Dans la perspective d’une convergence des nouvelles technologies dans ce qu’on appelle les NBIC (neurosciences, biotechnologies, informatique et cognition, voir l’explication qu’en donne Jean-Michel Cornu) (1), la cognition est celle dont la présence reste la plus mystérieuse. Il est facile de saisir l’aspect technologique des nanotechnologies, de la biotechnologie ou, bien sûr, de l’informatique. Mais la cognition n’est-elle pas quelque chose de plus abstrait, de plus fondamental ? Ne se trouve-t-on pas plus dans le domaine de la science pure, à la rigueur de la médecine alors que les trois autres initiales désignent plutôt de nouvelles branches de l’ingénierie ?

Regarder le fonctionnement du cerveau sous son aspect technologique est certainement le changement de paradigme le plus troublant de ces dernières années : avec la cognition, c’est-à-dire l’étude des processus mentaux, l’esprit humain a perdu ses derniers restes de sacralité. Comme la matière, comme la vie, il se manipule, se triture, devient prétexte à des expérimentations de toutes sortes.
Ce rapport technologique au cerveau, on peut le décliner d’au moins trois façons.
La plus évidente, spectaculaire, “high-tech” : Le cerveau, de plus en plus, devient objet de technologie. Autrement dit, on multiplie les interfaces, les produits chimiques destinés à modifier son fonctionnement. On l’augmente, on l’améliore, on le rend toujours plus perfectible. C’est le rêve du cyborg, qui en devient kitch à force d’être futuriste.
La seconde manière d’envisager le sujet est plus subtile, plus philosophique : elle souligne que l’esprit n’est jamais absent de la technologie. C’est-à-dire que comprendre le fonctionnement de notre cerveau peut nous aider à trouver des technologies qui permettront de dépasser ses limites.
Comprendre la nature de l’information, le fonctionnement de l’esprit est donc nécessaire pour maitriser la nouvelle révolution technologique. C’est un peu ce qu’affirme William Wallace , dans le fameux rapport NBIC de la NSF (.pdf) :
“Ce que les cogniticiens peuvent penser:¨Les gens de la nano peuvent le construire: ¨Ceux de la bio peuvent le développer, : ¨et ceux des technologies de l’information peuvent le maitriser.”
Autrement dit, ce qui peut être pensé peut être réalisé. Mais qu’en est-il de ce qui ne peut pas être pensé ? Ce qui apparait tout d’abord comme un truisme (bien évidemment, si on ne peut penser à quelque chose, on ne peut le réaliser) peut aisément se transformer en un projet “d’homme augmenté”. Comment penser ce qui n’a jamais été pensé ? On peut peut être y arriver en “boostant” les capacités du cerveau, mais aussi en en construisant de tout nouveaux, débarrassés des limites cognitives de notre organe biologique, qui, on va le voir, sont nombreuses. Une attitude prônée par certains futuristes “singularitariens” qui considèrent l’architecture de notre cerveau comme trop obsolète pour être sauvée.
Une troisième vision, peut-être la plus importante, se situe plutôt au niveau des mentalités. Le cerveau peut être vu comme un objet technologique en lui même : un nouveau modèle d’ordinateur dont chaque possesseur doit, chacun à sa manière, acquérir la maitrise.
C’est peut-être le point le plus important des technologies NBIC : si pour beaucoup elles représentent de nouveaux et terrifiants moyens de contrôle par les États, les institutions, les corporations, elles possèdent toutes la promesse de devenir, entre les mains de l’individu lambda, des outils susceptibles de l’aider à prendre en main sa destinée.
Du coup, entre le scientifique pur et le technicien professionnel se dessine maintenant un troisième type de chercheur : le hacker, celui qui cherche à comprendre comment marche la machine et à l’utiliser à son profit. On a vu comment cette attitude commençait à pénétrer la biologie, que ce soit sous la forme du biohacking, de l’expérimentation des techniques de longévité, ou de la génomique personnelle. Existe-t-il un mouvement analogue dans le domaine de la cognition ? Pas officiellement (on remarquera cependant le titre d’un livre, Mind Hacks qui a d’ailleurs donné naissance à un blog tout à fait excellent sur le sujet), mais en réalité, oui, et ce, depuis toujours : une simple tasse de café fait de nous un hacker cérébral, un “cognhaker” (c’est-à-dire un hacker cognitif).
En réalité, la tentative d’améliorer notre capacité mentale date de la nuit des temps : drogues, exercices mentaux de type yoga, psychothérapies en tout genre, de la psychanalyse à la PNL (programmation neurolinguistique), le hacking du cerveau n’a pas attendu les NBIC pour exister. Une différence pourtant s’impose aujourd’hui. Les méthodes variées utilisées par le passé reposaient toutes sur une une base idéologique, une croyance sur la nature de l’esprit auquel l’adepte se conformait : le yogi cherchait à atteindre la libération du cycle des naissances, l’usager de drogues adoptait un matérialisme extrême (ou, au contraire, vénérait les esprits des plantes), les partisans de la psychanalyse se déchiraient sur la nature de l’inconscient entre freudiens, jungiens, adleriens ou lacaniens… Ce qui caractérise le hacker mental d’aujourd’hui, c’est l’absence d’une vision intégrée et unique de l’esprit. Ce qui domine, c’est l’attitude du “truc et astuce” : on prend ce qui marche, quelque soit le niveau d’action de la méthode, chimique, psychologique ou même culturelle : on prend les bonnes molécules, on fait des exercices, on s’investit dans des activités culturelles comme la musique, on pratique la méditation non par conviction, mais parce que ses bienfaits sur les neurones se confirment de jour en jour (du moins parait-il)…
Un article paru l’année dernière dans Wired est très significatif de cette attitude. Un journaliste de la revue, Joshua Green, se donna quatre semaines pour améliorer le fonctionnement de son cerveau.
(…)
Mais l’attitude de ce type de bidouilleurs se heurte à des challenges de plus en plus difficiles. On l’a vu avec la bio, il n’est pas possible de considérer l’ADN comme un simple programme informatique : trop compliqué, trop imprévu. De même, le cerveau n’est pas un ordinateur au sens traditionnel du terme, même si on a créé les ordinateurs dans l’espoir d’imiter les cerveaux. Il est donc nécessaire à notre hypothétique cognhacker d’acquérir certains principes de base qui lui serviront dans son investigation, et surtout, de savoir où les réflexes qu’il a acquis dans sa pratique de l’informatique risquent de nuire à sa compréhension. Il ne lui est pas nécessaire d’acquérir une connaissance exhaustive du sujet, mais au moins d’appréhender certains concepts fondamentaux que nous allons explorer dans les prochaines pages de ce dossier.
Article publié originellement sur Internetactu

Rémi Sussan

<http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/02/26/peut-on-hacker-le-cerveau_1160968_651865.html>

(1) Cf. Michel Cornu : « Des technologies convergentes… vers quoi ?
Que l’on considère ou non que les sciences convergent, il est important de choisir la finalité vers laquelle les technologies doivent tendre. En cela, les deux rapports, américain et européen, diffèrent profondément. Le rapport américain de la NSF annonce clairement la couleur : il s’agit d’améliorer la performance humaine. L’objectif de la convergence américaine a même souvent été présenté comme la production d’un supersoldat. Mais pour essayer de démêler les présupposés à l’origine du rapport, nous devons regarder les choses de plus près. La notion de performance humaine, et même d’homme augmenté, est-elle poussée par les institutions ou bien par les contre-cultures ? La technologie, outre ses indéniables progrès, sert-elle à alimenter le rêve pour rendre plus acceptables les applications par le plus grand nombre ou bien donne-t-elle à quelques fans de science-fiction une légitimité pour influencer les programmes de recherche ? Quoi qu’il en soit, une « convergence d’intérêts » a permis de rassembler autour de ce programme mobilisateur.”


Publié le 07 mai 2010 à 08h42 | Mis à jour le 07 mai 2010 à 08h54
Des gènes de Néandertalien chez l'homme moderne

contacter : Le Darwin "Nouveau"...

Retour Homonovus
Accueil